Les difficultés d’apprentissage et d’adaptation scolaire

Parfois, le comportement de certains enfants pose question. Dès l’entrée en maternelle, ou plus tard en primaire voire au collège, ils se montrent anxieux, repliés sur eux-mêmes ou, au contraire, agités et agressifs.
Ces signes de souffrance cachent souvent des troubles liés aux apprentissages ou à l’adaptation scolaire.
En tant que psychologue pour enfants et adolescents à Nancy, je réalise des bilans approfondis destinés à identifier l’origine de ces troubles.

Les troubles du langage oral

On parle de troubles du langage oral quand un enfant peine à prononcer certains sons ou mots, composer correctement des phrases ou organiser ses idées, en l’absence de maladie neurologique.

Ces difficultés, repérables dès la maternelle, vont d’un simple trouble de l’élocution jusqu’à la dysphasie, bien plus invalidante.

Les troubles du langage écrit

Ils concernent des difficultés récurrentes en lecture et expression écrite. On regroupe sous ce terme :

  • La dyslexie, lorsque l’enfant peine à associer les signes écrits et les sons. L’élève déchiffre péniblement les syllabes et les mots, confond ou inverse des lettres…
  • La dysorthographie fait souvent suite à la dyslexie. L’enfant écrit de façon phonétique ou bien n’arrive pas à appliquer les règles d’orthographe grammaticale, malgré un entraînement poussé.
  • La dysgraphie est un trouble persistant de l’écriture elle-même. Les lettres sont tracées lentement et avec maladresse. On peut rencontrer la dysgraphie seule. Mais la plupart du temps, elle accompagne une dyslexie ou une dyspraxie.

Les autres troubles « dys »

La dyscalculie consiste en un trouble des apprentissages numériques. Les enfants dyscalculiques ont du mal à lire les nombres et à les écrire. Ils ne parviennent pas à comprendre l’énoncé d’un problème et à réaliser certaines opérations arithmétiques fondamentales. En outre, ils présentent souvent une défaillance du raisonnement logico-mathématique.

La dyspraxie se manifeste par de grosses difficultés à coordonner et à automatiser un certain nombre de gestes volontaires, pour s’habiller ou écrire par exemple.
De plus, le rapport à l’espace est perturbé.

Le trouble déficitaire de l’attention (TDA/H)

On l’envisage lorsqu’un enfant manifeste, pendant plus de six mois consécutifs, de sérieuses difficultés à maintenir son attention, ainsi qu’une impulsivité associée ou non à un état permanent d’agitation (hyperactivité).
En classe, un enfant souffrant de TDA/H est décrit comme distrait, turbulent, perturbateur, susceptible et parfois agressif.

Attention ! Seul un examen clinique permet de dépister un TDA/H. Cette pathologie ne doit pas être confondue avec une instabilité du comportement, conséquence d’un manque de repères éducatifs.

L’importance d’une détection précoce

Une détection suffisamment précoce de ces difficultés d’apprentissage et d’adaptation permet d’orienter l’enfant vers une prise en charge spécifique.

Lorsque les bilans ne révèlent aucun trouble neuropsychologique, ceux-ci s’avèrent néanmoins utiles pour suggérer à la famille un accompagnement psychologique lié au problème sous-jacent : difficultés passagères résultant d’un deuil ou d’une séparation, repères éducatifs insuffisants, dépression…

 

 

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